Ces derniers temps, notamment à cause de l’engagement de M. Nicolas Sarkozy à ce sujet, on parle beaucoup du pouvoir d’achat. Cela se justifie d’évidence, les français se rendent bien compte depuis plusieurs années qu’ils ont de plus en plus de mal à boucler leur budget mensuel, alors que l’INSEE s’évertue à produire annuellement des rapports suggérant l’inverse …

Pourtant le fait est là, éclairé par un rapport rapport sur l’emploi 2007 de la Commission Européenne ) publié par la Commission Européenne : en Europe, la part des revenus du travail dans le P.I.B. a perdu 12% depuis 1975. Autrement dit, la part des richesses produites qui est redistribuée sous forme de salaires, s’est réduite constamment depuis 1975. On fait ( beaucoup )  plus de profits sans que les salariés en profitent … ( voir l’article : Cherchez l’erreur … )

L’étude montre aussi que ce sont les emplois les moins qualifiés qui ont été les plus pénalisés.

Le document se conclut en évoquant les conséquences de ces évolutions qui posent les questions de « l’équité, de l’efficacité économique et également de la stabilité au niveau macro-économique. »

En effet, avec 12 points d’appauvrissement pour les salariés de l’Europe des quinze et 10% pour la France, c’est à dire 180 milliards, il y a de quoi s’inquièter. Car c’est la cohésion de nos sociétés qui est menacée par ce détricotage, et cette pente descendante. ( Source : ContreInfo.info )

La source du problème du pouvoir d’achat n’est peut-être pas le seul fait des travailleurs et de leur temps de travail. Le ” Travaillez plus pour gagner plus “, n’est donc peut-être pas la véritable solution, puisqu’elle consiste à demander à ceux qui en récoltent le moins les fruits, de produire plus alors que tout porte à croire ( cette étude notamment ) que, non seulement  ce n’est pas le gage d’une amélioration des revenus, donc .. du pouvoir d’achat, mais c’est même l’inverse qui se produit !

Rappel : Le P.I.B. ( Produit Intérieur Brut )

 Le PIB est par définition une valeur comptable issue du compte de résultat ( produits et coûts ) et non du bilan ( actif / passif ). Il ne mesure que le flux de production, et non un stock de capital ou de dettes.

Le PIB est une mesure de la valeur de l’ensemble des biens et services produits sur le territoire d’un pays donné au cours d’une période donnée (en général, une année, parfois un trimestre), quelle que soit la nationalité des producteurs (ce en quoi il se distingue du PNB1).

Les revenus issus des avoirs à l’extérieur ne sont pas inclus dans le PIB, mais ils sont ajoutés au PNB pour former le revenu national brut.

Le PIB et la croissance du PIB sont devenus deux des plus importants indicateurs économiques. Croissance économique et croissance du PIB sont devenues synonymes. Une diminution du PIB prolongée sur plusieurs trimestres est une récession économique. ( Source - Wikipédia : Le Produit Intérieur Brut )

Voir aussi : Partage des richesses, la question taboue ( monde-diplomatique.fr )

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4 réponses à “Rapport sur l’emploi : La part des revenus salariaux en chute libre.”
  1. Doc-Hermes dit :

    mersi pour toutes ses précision et n’oublions pas que”travailler plus pour gagner plus”est la devise de notre président à une exeption près je m’explique suit à l’annonce faite cette semaine sur la fin des trente cinq heures donc la fin des heures de travail légales sur quelles horaires va-t-on baser les heures sup(si il n’y a plus de durée légale de travail)?Ou alors comme me disait un ancien patron ( pour plaisanter à l’époque):”salaire double à partie de la 25ème heure travaillée par jour……).Je vous laisse réfléchir à cela.bye…

  2. HanumaN dit :

    De rien pour les infos, c’est le Monde Diplomatique qu’il faut remercier, car sans eux je ne suis pas sûr que j’aurais trouvé cette info. Je n’ai pas l’impression qu’elle soit très diffusée … alors qu’il me semble qu’elle est loin d’être négligeable. J’ai trouvé peu de références traitant de ce rapport, qui est pourtant bien réel, peut-être .. ” un peu trop ” …

    Les grosses entreprises font toujours + de profits sans créer de VÉRITABLES emplois ( au sens pécuniaire du terme ) , car le problème, au fond, n’est pas l’emploi, mais bien les salaires.

    Mais la politique engagée est claire : encore plus de profits pour ceux qui en font déjà, tout en organisant la chasse aux ” profiteurs sociaux “, ces êtres infâmes qui se permettent de soutirer oisivement le RMI aux Français qui se lèvent tôt ( j’ai bien suivi ? ;-) )

    Pas de place pour ces fraudeurs dans notre Nation ! Et la valeur du travail mille sabords ?! Heureusement qu’il existe pour tous ces assistés, des emplois adaptés, qu’ils le veuillent ou pas. Vive la précarité, vive les bas salaires ! On appelle ça ” le plein emploi “.

    Et puis tiens, j’viens d’avoir une idée ( grotesque évidemment ) Puisque bientôt les rmistes et les chômeurs devront rendre encore plus de comptes, sous peine de radiation, pourquoi ne pas sanctionner sévèrement les entreprises qui ne font pas profiter équitablement des bénéfices qu’elles font à leurs employés ? Car si le salaire est bas, donc le pouvoir d’achat, les français consomment moins, s’endettent plus …

    Haaaa mais ouééé, non mais je disais bien que c’était grotesque … non pardon, tout est sciemment voulu … J’oubliais que nous naissions tous libres et égaux en droits mais qu’une fois nés, y’a ceux qui dirigent, puis les autres.

  3. Zordy dit :

    En fait, au risque de me faire lincher, j’ve balancer un phrase choc.
    Il faut se faire une raison, il n’y a plus de travail pour tout le monde.

    Travail à la chaîne, industrailisation, machinisation, informatisation sont tant de révolutions qui ont augmenté la production tout en diminuant les coùts en main d’oeuvre.
    Evidement, l’homme n’est pas écarté du schéma de production, mais sa fonction à l’intérieur de ce shéma à changé, ce qui implique d’autres qualifications.

    Par exemple, un fermier doit maintenant contrôler le bon fonctionnement de ses machines, qui font les travaux que ses aieux assuraient manuellement.

    Alors oui, il y a beaucoup d’offres d’emploi (demande en fait) qui ne trouvent pas preneur, mais elles concernent pour la plupart des qualifications spécifiques qui ne s’adresse pas vraiment au commun des mortels sous-qualifiés (et sous-payés??) que nous sommes.
    D’ailleur, il suffit de comparer le nombre de ses offres vacantes avec le nombre de demandeur d’emploi pour comprendre toute l’étendue du paradoxe.

    Un peu comme si les princes charmant faisaient la file pour faire essayer des chaussures taille 38 à Cendrillon qui chausse du 45…
    Pour y remédier, soit on passe les pieds de Cendrillon à la ponceuse, soit Cendrillon se résoud à marcher pieds nus, soit un prince se résout à apporter un 45. Et si la troisième solution est la bonne, que fait on des autres prince?
    Cendrillon est-elle à ce point alliénée par l’iéologie judéo-chrétienne pour ne pas entreprendre une vie de polygamme?
    En clair, pourquoi rallonger le calvaire de notre prince (victorieux?) auprès de la capricieuse Cendrillon là où un autre pourrait prendre le relais?

    P.S.: Je ne suis pas jaloux!
    P.P.S.: Euh, si vous avez du mal, c’est normal, ça vient de moi, pas d’inquiétude…remplacez juste Cendrillon par patron, prince par chercheur d’emploi, 45 par profil recquis, et 38 par cv.

  4. HanumaN dit :

    Tout est trèch clairch mon Zordounech ;-) Muhahach

    P.S. Niarkchhhhhhhh :-D

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